Actu Santé

Le système de santé Suisse : les opérations esthétiques sont-elles couvertes par les assurances ?

Le système de santé Suisse : les opérations esthétiques sont-elles couvertes par les assurances ?
5 (100%) 3 votes

Système de santé Suisse

Le système de santé suisse a beaucoup en commun avec le système adopté par les Pays-Bas par le système Allemand et le système Italien. Les systèmes de santé de ces pays défendent les principes de l’universalité des soins et de l’égalité en imposant aux individus de souscrire à une assurance maladie sur le marché privé afin de financer les gens incapables de se soigner, les gens qui ne peuvent pas accéder aux traitements dans des cliniques privées peuvent bénéficier d’une aide financière. Le système permet de fournir les revenus pour accéder aux services de soins et réguler le marché de l’assurance afin de protéger ceux qui ne sont pas en bonne santé. Le résultat de cette approche est impressionnant : des soins de haute qualité pour tous, une excellente satisfaction des patients, une forte adoption des nouvelles technologies, une acquisition du matériel de diagnostic /soins et des outils nécessaires à la logistique. Des listes d’attente courtes et des résultats impressionnants en matière de soins de santé. Cela a conduit à un nombre croissant d’admirateurs et même à l’exportation du système vers d’autres pays y compris des pays riches comme les pays scandinaves.

Le modèle Suisse

Un modèle qui s’est engagé dans ce processus de transfert est celui des États-Unis, dont parle l’économiste Paul Krugman en décrivant les réformes de la santé d’Obama comme “un plan pour rendre l’Amérique plus suisse, en utilisant la réglementation et les subventions pour assurer une couverture universelle“, notant qu’il s’agira d’une “grande amélioration”, celle apportée par Obama.

Certains admirateurs du système suisse ont spécifiquement vanté les faibles dépenses publiques dans ce système par rapport à la plupart des pays développés. Les chiffres indiquent que 65,2 % des dépenses de santé en Suisse sont publiques, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne de l’OCDE https://www.oecd.org/, qui est de 72,2 % et bien inférieure à celle du Royaume-Uni (83 %).

Loi d’assurance maladie en Suisse : LaMal

Bien qu’une part relativement importante des dépenses privées puisse encore être compatible pour supporter la qualité des soins, des soins universels soutenus par le gouvernement dans les conditions normales. Pour ces raisons, le système suisse n’est pas sans lacunes, il vaut la peine d’explorer en plus le système dans l’espoir d’identifier les problèmes et en tirer des leçons. Le système actuel de santé en suisse a entré en vigueur en 1996 en vertu de la loi sur l’assurance maladie (LAMal) du 18 mars 1994, qui visait à “introduire un régime de concurrence parfaitement géré par l’Etat à travers la Suisse, avec une couverture complète en assurance maladie de base“. Le système LAMal élargit l’ensemble de services précédemment couverts par les assurances maladies légales et fait de ce pays un exemple à suivre.

– Le projet LAMal est défini par le gouvernement fédéral suisse et réglementé par l’Office fédéral de santé publique – devient obligatoire dans toute la Confédération Suisse. L’idée derrière cette nouvelle loi était de définir le niveau de soins de santé auquel les patients peuvent s’attendre, mais tout en permettant la concurrence entre les assureurs pour faire monter les normes et faire baisser le coût des primes d’assurance.

Afin d’éviter toute discrimination, les assureurs doivent accepter tous les demandeurs (« par l’inscription ouverte ») et ne peuvent jamais varier les primes en fonction des besoins médicaux de chaque consommateur ; ils ne peuvent non plus faire de profit sur forfaits. Au-delà du forfait de base, les particuliers sont toujours autorisés à acheter une assurance complémentaire pour financer des soins de santé supplémentaires, mais pour le patient qui veut des soins complémentaires ce ne sont pas les mêmes réglementations qui s’appliquent en ce qui concerne les inscriptions ouvertes. Le statut à but lucratif et les variations de primes ne sont gérés que par l’Etat.

Le système suisse est fortement décentralisé, ce qui signifie que les 26 cantons suisses sont largement responsables de la prestation des soins de santé et des compagnies d’assurance qui opèrent principalement sur un niveau territorial régional bien déterminé. Dans le même temps, le rôle du gouvernement national est limité par la constitution à une grande partie de la santé publique et de la réglementation. Ce qui rend ce système unique. Le système Suisse offre au patient :

Le “paquet de base”

L’ensemble de base est limité au traitement médical jugé approprié et médicalement efficace à tout patient suisse : Les personnes ne peuvent se faire soigner que dans leur canton de résidence et ne peuvent pas être traités dans des hôpitaux qui ne sont pas accrédités pour recevoir le remboursement de traitement territorial. Cela réduit inévitablement le choix, mais est considéré comme une mesure nécessaire d’économie.

Le paquet “de base” est en fait très étendu et s’est développé au fil du temps. Le paquet de base est divisé en trois catégories : Assurance maladie, assurance maternité et assurance accident ci-dessous sont quelques exemples du traitement couvert :

  1. Le séjour à l’hôpital et les soins ambulatoires dans toute section générale du canton de résidence ;
  2. Soins infirmiers, jusqu’à 60 heures par semaine à domicile ou en maison de retraite ;
  3. Examen, traitement et soins infirmiers à domicile par un médecin ou un chiropraticien ;
  4. La réadaptation ordonnée par un médecin, y compris les centres de santé ;
  5. Physiothérapie et ergothérapie (max. 9 sessions) ;
  6. Consultation nutritionniste/diabétique (max. 6 sessions) ;
  7. Traitement d’urgence à l’étranger ;
  8. Frais de transport et de sauvetage (50% des frais de transport d’urgence jusqu’à CHF 5.000 par année et 50% de transport (jusqu’à CHF 500 par an) ;
  9. Avortement légal ;
  10. Frais de maternité, y compris 7 examens de routine, examen postnatal, accouchement et 3 consultations d’allaitement maternel

Autres couvertures :

  • Traitement dentaire maladie grave et inévitable ;
  • Contribution aux lunettes et lentilles de contact de CHF 180 par an pour les enfants et CHF180 par 5 ans pour adultes.
  • Médicaments complémentaires (remèdes alternatifs et homéopathiques)

Les avantages du système Suisse

La Suisse offre l’un des meilleurs systèmes de soins de santé au monde. Les avantages du système de santé suisse proviennent sans aucun doute de l’expérience des médecins Suisses et des infirmiers qualifiés, d’excellents soins médicaux et de cliniques équipées par du matériel moderne de haute technologie, hôpitaux bien équipés accessibles à tous les patients.

La Suisse est réputée dans le monde entier pour ses standards de soins médicaux. Le travail des hôpitaux suisses et les professionnels de la santé sont fondés sur des valeurs fondamentales : performance Médicale, l’excellence académique, soins complets, infrastructure moderne et efficacité organisationnelle. Ce pays a également des spécificités culturelles avec une forte influence positive de la montre Suisse : La Précision, la fiabilité, la volonté de servir et la discrétion. Les Hôpitaux suisses fournissent des soins de santé de catégorie haut de gamme.

La Suisse dispose d’une solide base de recherche et de technologie, qui a été responsable de nombreuses percées internationales notamment dans les domaines de la médecine, des produits pharmaceutiques et biotechnologie. Un large choix de prestataires de soins de santé comme tout le monde le sait, la Suisse a un très haut taux de densité des hôpitaux, des cliniques et des centres de réadaptation. Le pays offre une assurance universelle, si vous êtes suisse vous pouvez profiter des soins médicaux en dehors de votre pays et c’est l’Etat Suisse qui couvre vos traitements à l’international. Une assurance maladie privée en Suisse couvre les traitements effectués à l’étranger, sous garantie de l’État qui a la capacité de financer les coûts de traitement énormes pour certaines opérations.

L’analyse du système de santé Suisse, ses coûts, le financement, les fournisseurs : comment ils peuvent collaborer entre eux peut nous expliquer ce succès. En outre, l’externalisation, du tourisme sanitaire international et inter cantons est enfin l’objectif de cette démarche. Il est possible d’affirmer que le système de santé suisse se classe parmi les meilleurs au monde en comparaison avec d’autres pays. Cela est également démontré par un indice important comme l’espérance de vie à la naissance et la satisfaction du consommateur (patient). En même temps, les “Coûts de financement”, sont très élevés, faisant de son système de santé l’un des plus coûteux au monde.

En outre, pour les investisseurs potentiels, la réglementation politique et les récentes réformes de la LAMal, qui ne sont pas encore totalement mis en œuvre, rendent la situation plus difficile que le passé. Les hommes d’affaires ne veulent plus investir en domaine médical. Il y a donc des défis mais aussi des opportunités : même si le contexte “juridique” est très complexe en raison de la participation des cantons. Le marché de la santé en Suisse a une bonne base de consommateurs, avec des gens à revenus élevés qui sont prêts à payer beaucoup pour leur santé.

Investissement dans le domaine médical en Suisse

À l’avenir, la demande ne tiendra pas compte de la quantité des services fournis, mais plutôt de la qualité, la question qui se pose c’est comment les investissements sont-ils financés. La coopération doit être revue : non seulement entre les différents hôpitaux mais aussi entre les cantons qui pourrait représenter la clé pour surmonter différents problèmes.

Une bonne solution présentée par Crédit Suisse est l’exemple de “l’hôpital hybride“, où les soins de base seront assurés par le canton par l’intermédiaire des sociétés privées de santé, tandis que les cliniques pourraient se concentrer sur des compétences de base qui sont principalement des services de médecine spécialisée en plus des services de réadaptation et de confort.

Comme la proportion de personnes âgées va augmenter énormément, aussi la demande pour des maisons de retraites seront traitées, ce qui montre une zone potentielle pour les investissements médicaux.

Les montants opérations esthétiques en Suisse sont-ils remboursés ?

Les opérations esthétiques en Suisse sont également couvertes par les assurances, vous pouvez consulter directement un chirurgien esthétique pour vous garantir une opération dont le montant sera totalement remboursé si vous avez une nationalité Suisse. Cette approche axée sur les assurances représente un écart majeur par rapport à la séquence traditionnelle que fait le patient dans d’autres pays pour restituer son argent. Les médecins sont formés pour prendre en considération des antécédents médicaux et effectuer un examen physique, ordonner des enquêtes, faire un diagnostic, et recommander un traitement (ou pas de traitement) mais ils ne sont jamais habitués à échanger avec le patient au sujet de l’assurance et le remboursement.

Ce que vous devez savoir en tant que patient ou internaute c’est que le modèle d’entreprise crée par l’Etat oblige les assurances à rembourser tous types de chirurgie en Suisse. La recommandation pour la chirurgie peut venir en premier, par le patient : c’est le cas de la chirurgie esthétique. Des Patients peuvent rencontrer leur médecin pour la première fois le jour de chirurgie. Un nouveau modèle qui caractérise la chirurgie esthétique en Suisse est en train d’envahir le monde. La chirurgie esthétique n’est plus un luxe médical mais une nécessité à part entière dont les montants sont restaurés depuis les assurances maladies.

Autres articles

Quelle éthique pour l’intelligence artificielle en santé ?

adrien

« Médecine personnalisée » : attention à la collecte massive des données

adrien

Comment les neurosciences et les neurotechnologies peuvent nous aider à surmonter la crise sanitaire

adrien

Grâce au numérique, tout le pouvoir est aux patients ! Enfin, pas tout à fait…

adrien

Médecine personnalisée : pourquoi (et comment) modéliser le cerveau

adrien

Les volontaires pour les essais cliniques, bientôt recrutés sur les réseaux sociaux ?

adrien