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Santé

Fracture de l’ulna gauche ou droite, poignet et radius

La fracture de l’ulna au niveau du poignet correspond à une fracture de l’os situé du côté de l’auriculaire, à l’extrémité interne du poignet. Dans la pratique, elle peut toucher la styloïde ulnaire, l’articulation du poignet ou l’articulation radio-ulnaire distale, ce qui explique des symptômes parfois trompeurs et une prise en charge qui dépend beaucoup du déplacement de la fracture.

Si tu es dans cette situation, le plus important est de comprendre qu’une douleur au poignet ne suffit pas à distinguer une fracture d’une entorse. Le diagnostic repose sur l’examen clinique, la circulation dans les doigts, la sensibilité de la main et l’imagerie. Ensuite, le traitement peut aller d’une simple immobilisation à une chirurgie avec plaques, vis ou broches, selon la stabilité de la fracture.

L’essentiel a retenir : une fracture de l’ulna au poignet touche le côté interne du poignet, près de l’auriculaire.

  • Une chute sur la main tendue est la cause la plus fréquente.
  • Douleur, gonflement et déformation doivent faire suspecter une fracture.
  • Une radiographie et un examen du nerf et de la circulation sont essentiels.
  • Le traitement dépend du déplacement : plâtre, réduction ou chirurgie.
  • Un suivi rapproché est souvent nécessaire dans les 3 premières semaines.
  • Les complications principales sont le déplacement secondaire et le syndrome de loge.
  • La récupération peut prendre de quelques semaines à plusieurs mois.

Causes de la fracture de l’ulna au niveau du poignet

La cause la plus fréquente est une chute main tendue. Concrètement, quand tu tombes et que tu essaies de te rattraper avec la main, la force remonte dans le poignet et peut fracturer l’ulna distal, surtout si le choc est important ou si l’os est fragilisé.

On rencontre aussi cette fracture après un traumatisme direct sur le poignet, par exemple un coup, un accident de sport ou un accident de la route. Chez certaines personnes, l’os casse plus facilement en cas d’ostéoporose, de fragilité osseuse ou de fracture déjà ancienne.

À ne pas confondre avec une douleur liée à une tendinite ou à une sursollicitation. Une inflammation des tendons peut faire très mal, mais ce n’est pas une fracture. La différence est importante, car le traitement n’a rien à voir.

Dans quels cas faut-il suspecter une fracture plutôt qu’une simple douleur ?

Si la douleur est apparue juste après un choc, si le poignet gonfle rapidement ou si tu n’arrives plus à utiliser la main normalement, il faut penser à une fracture jusqu’à preuve du contraire. Dans la majorité des cas, on ne peut pas trancher uniquement sur l’intensité de la douleur.

Symptômes et signes de la fracture de l’ulna au niveau du poignet

Les symptômes peuvent ressembler à ceux d’une entorse, ce qui explique les erreurs de diagnostic quand on se base uniquement sur la douleur. Dans les faits, ce sont l’examen clinique et l’imagerie qui permettent de faire la différence.

Les signes les plus fréquents sont :

  • gonflement ;
  • chaleur locale ;
  • douleur au niveau du bord interne du poignet ;
  • changement de couleur ou hématome ;
  • raideur ou impossibilité de bouger correctement l’articulation ;
  • déformation visible dans les cas plus sévères.

Si tu rencontres ce problème, il faut aussi surveiller les fourmillements, l’engourdissement ou une sensation de doigts froids. Ce sont des signaux qui peuvent traduire une atteinte nerveuse ou vasculaire et justifient une évaluation rapide.

Les erreurs fréquentes à éviter

L’erreur la plus courante est de banaliser une douleur après une chute en pensant à une simple entorse. Une autre erreur consiste à attendre plusieurs jours “pour voir si ça passe”, alors qu’un déplacement secondaire peut aggraver la situation. Enfin, ne serre pas un bandage de façon excessive : si le gonflement augmente, cela peut comprimer les tissus.

Examens de diagnostic de la fracture de l’ulna au niveau du poignet

Le diagnostic commence par un interrogatoire précis. Le médecin doit comprendre comment le traumatisme est survenu, dans quelle position se trouvait la main et si le choc a été violent. Ces détails aident beaucoup à orienter le diagnostic.

Ensuite, l’orthopédiste examine tout le membre supérieur, de l’épaule jusqu’aux doigts. Ce n’est pas un détail : une douleur au poignet peut parfois masquer d’autres lésions plus haut situées ou associées.

Le contrôle de la circulation sanguine et de la sensibilité est indispensable. Le médecin vérifie que les doigts sont bien perfusés, qu’ils ne sont pas trop pâles ou froids, et qu’il n’existe pas d’engourdissement anormal.

La palpation permet aussi de repérer les zones douloureuses et les points de rigidité. La tabatière anatomique est particulièrement importante à examiner, car une douleur à cet endroit peut faire suspecter une fracture du scaphoïde, parfois invisible sur la première radiographie.

Pourquoi la radiographie ne suffit pas toujours ?

Dans certains cas, une fracture du scaphoïde ou une fracture peu déplacée peut ne pas apparaître immédiatement. C’est pourquoi le médecin peut demander des clichés complémentaires, voire un contrôle secondaire si la douleur persiste malgré une première radio rassurante.

Traitement de la fracture de l’ulna au niveau du poignet

Le traitement dépend surtout de deux choses : le type de fracture et son degré de stabilité. En pratique, plus la fracture est déplacée ou instable, plus le traitement devient invasif.

Les options principales sont :

  • aucune réduction, si la fracture reste bien alignée et stable ;
  • réduction fermée suivie d’une immobilisation par plâtre ;
  • réduction à ciel ouvert avec fixation par plaques, vis ou broches.

Pour une fracture simple, l’objectif est d’immobiliser suffisamment longtemps pour permettre la consolidation osseuse et la disparition de la douleur. Si la fracture est instable, le plâtre doit aller de la main au bras afin de contrôler les mouvements et limiter le risque de déplacement.

Quand il existe un déplacement important, une atteinte nerveuse, une atteinte vasculaire ou une fracture ouverte, la chirurgie devient souvent nécessaire. Ce que cela change pour toi, c’est qu’on cherche alors à réaligner l’os de façon fiable et à éviter des complications comme un mauvais cal osseux ou un syndrome de loge.

Réduction fermée : comment ça se passe en pratique ?

La réduction fermée consiste à remettre les fragments osseux en place sans ouvrir le site de fracture. Elle est généralement réalisée sous anesthésie pour limiter la douleur et permettre une manipulation douce.

Après la réduction, un plâtre est appliqué. Dans la pratique, le plâtre ne doit être ni trop serré ni trop lâche : trop serré, il peut comprimer la circulation ; trop lâche, il laisse la fracture bouger. C’est pour cela qu’un contrôle clinique et radiographique est souvent prévu rapidement après la pose.

Au cours des trois premières semaines, des radiographies de surveillance sont souvent nécessaires. C’est la période où le risque de perte d’alignement est le plus important.

Quand faut-il une chirurgie ?

La chirurgie est indiquée si la fracture ne peut pas être réduite correctement, si elle est ouverte, déplacée, instable ou compliquée par une atteinte nerveuse ou vasculaire. Dans certains cas, une fixation percutanée est discutée pour stabiliser la fracture tout en limitant le risque de compression excessive sous plâtre.

On utilise alors des broches, des clous ou une plaque selon la configuration de la fracture. Le but est simple : maintenir les fragments dans une position correcte le temps que l’os consolide.

Réduction fermée de la fracture de l’ulna au niveau du poignet

La plupart des fractures déplacées de type Salter-Harris sont traitées par réduction fermée puis immobilisation plâtrée. Chez l’enfant, l’expérience montre que la capacité de remodelage osseux peut être importante, surtout s’il reste au moins deux ans de croissance et que le déplacement reste modéré.

La manipulation se fait avec des gestes doux, en traction puis en correction de l’angle. Le périoste dorsal intact peut aider à stabiliser la fracture, un peu comme une charnière naturelle qui guide la remise en place.

Dans la majorité des cas, la traction des doigts avec des poids n’est pas la meilleure option, car elle peut gêner la réduction. En revanche, elle peut parfois aider à maintenir le membre en position pendant la pose du plâtre.

Si une fluoroscopie est disponible, elle permet de vérifier immédiatement la qualité de la réduction. Sinon, une radiographie après plâtrage est réalisée pour confirmer l’alignement.

Le plâtre doit être suffisamment solide, souvent avec plusieurs couches, pour limiter le risque de déplacement. Il faut aussi surveiller de près le gonflement, la couleur des doigts et la sensibilité de la main dans les heures qui suivent.

Réduction à ciel ouvert et fixation percutanée

La fixation percutanée des fractures distales de l’ulna reste discutée dans certaines situations, mais elle peut être très utile quand la fracture est déplacée et instable. Elle est aussi envisagée en cas de neuropathie ulnaire ou de risque de perte d’alignement sous plâtre.

Concrètement, cette option permet de stabiliser la fracture de façon plus sûre, tout en autorisant parfois un plâtre moins compressif. C’est un point important quand le risque de syndrome de loge est préoccupant.

La fluoroscopie guide la mise en place du matériel et aide à positionner correctement les broches ou la plaque. Sur le terrain, cette précision réduit le risque de mauvaise consolidation.

Complications de la fracture de l’ulna au niveau du poignet

La complication la plus fréquente est la perte de réduction, c’est-à-dire un nouveau déplacement des fragments après leur remise en place. Cela concerne environ 10 % des patients. Les causes sont souvent très concrètes : réduction initiale imparfaite, plâtre mal adapté ou fracture intrinsèquement instable.

C’est pour cela que les contrôles réguliers sont importants. Dans la pratique, ils permettent de repérer tôt un désalignement et d’agir avant que la consolidation ne se fasse dans une mauvaise position.

Le syndrome de loge est une autre complication sérieuse. Il survient quand la pression augmente dans les tissus, ce qui peut comprimer les vaisseaux et menacer la circulation. Un plâtre trop serré, un saignement important ou un gonflement rapide peuvent y contribuer.

Signes d’alerte à ne pas ignorer

Si la douleur devient très intense malgré l’immobilisation, si les doigts gonflent, deviennent froids, pâles ou bleus, ou si tu ressens des fourmillements importants, il faut consulter sans attendre. Ce sont des signes qui peuvent traduire une complication nécessitant un avis urgent.

Temps de récupération suite à une fracture de l’ulna (pronostic)

Le temps de récupération dépend de plusieurs facteurs : gravité de la fracture, déplacement, lésions associées, âge et qualité osseuse. Il n’existe donc pas de délai unique, et c’est normal que deux patients aient des évolutions très différentes.

Dans une fracture simple, la reprise progressive des activités de la vie quotidienne peut commencer après environ un mois d’immobilisation, selon l’avis médical et l’évolution de la douleur. Les activités sportives reprennent ensuite de façon graduelle, quand la douleur et la raideur diminuent nettement.

En cas de fracture déplacée ou compliquée, la récupération peut prendre plusieurs mois. Certaines personnes gardent une raideur résiduelle ou des douleurs à l’effort pendant un certain temps, surtout si l’articulation a été touchée.

Si la fracture concerne l’articulation du poignet, il existe aussi un risque d’arthrose secondaire. Ce que cela implique concrètement, c’est qu’un suivi à long terme peut être utile si la douleur persiste ou si la mobilité reste limitée.

Dans de rares cas, une reconstruction ou une autre intervention peut être nécessaire si la consolidation n’est pas satisfaisante ou si la fonction du poignet reste insuffisante.

Ce qu’il faut faire pendant la récupération

Dans la pratique, il faut respecter l’immobilisation prescrite, assister aux contrôles, surveiller l’état des doigts et ne pas reprendre le sport trop tôt. Reprendre trop vite expose à une douleur prolongée, à un déplacement secondaire et à une consolidation de mauvaise qualité.

Si tu hésites encore sur la conduite à tenir, le bon réflexe est simple : faire évaluer le poignet rapidement, surtout après une chute ou si la douleur s’accompagne de gonflement et de gêne fonctionnelle.

FAQ

La fracture de l’ulna au niveau du poignet est-elle grave ?

Oui, elle peut l’être si elle est déplacée, instable ou associée à une atteinte nerveuse ou vasculaire. Dans les formes simples, l’évolution est souvent favorable avec une immobilisation adaptée. Le plus important est d’obtenir un diagnostic rapide pour éviter un mauvais alignement.

Comment savoir si c’est une fracture ou une entorse du poignet ?

On ne peut pas le savoir avec certitude uniquement à partir de la douleur. Une fracture et une entorse peuvent provoquer des symptômes très proches, comme un gonflement et une raideur. L’examen clinique et la radiographie sont nécessaires pour trancher.

Quels sont les signes d’une fracture de l’ulna au niveau du poignet ?

Les signes les plus fréquents sont la douleur, le gonflement, la chaleur locale, un changement de couleur, une raideur et parfois une déformation. Des fourmillements ou un engourdissement doivent aussi alerter. Si ces signes apparaissent après une chute, il faut consulter.

Combien de temps faut-il porter un plâtre ?

La durée dépend de la stabilité de la fracture et de son évolution radiologique. Dans une fracture simple, le plâtre est souvent porté plusieurs semaines, avec un suivi régulier. Le médecin adapte toujours la durée en fonction de la consolidation et de la douleur.

Quand faut-il opérer une fracture de l’ulna au niveau du poignet ?

Une opération est envisagée si la fracture est déplacée, ouverte, instable ou si elle comprime les nerfs ou les vaisseaux. Elle peut aussi être nécessaire quand la réduction fermée ne permet pas un alignement correct. L’objectif est de stabiliser l’os et de limiter les complications.

Peut-on récupérer complètement après une fracture de l’ulna au niveau du poignet ?

Oui, c’est possible dans de nombreux cas, surtout si la fracture est simple et bien prise en charge. La récupération dépend toutefois de l’âge, du déplacement initial, des lésions associées et du respect du traitement. Certaines fractures laissent une raideur ou une douleur résiduelle.


Thomas LefèvreThomas Lefèvre est un rédacteur professionnel passionné par la psychomotricité, la santé, le CBD et le fitness. Grâce à son expérience dans le domaine de la rééducation et du bien-être, il crée des articles informatifs et pratiques qui aident ses lecteurs à mieux comprendre leur corps et leur esprit. Spécialiste de la psychomotricité, Thomas partage des conseils sur l'amélioration de la coordination, de l'équilibre et de la posture.



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