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Santé

Hémorragie interne, digestive, symptômes et durée

L’hémorragie interne correspond à un saignement qui reste à l’intérieur du corps, dans un organe, un tissu ou une cavité comme l’abdomen, le thorax ou le cerveau. C’est une urgence potentiellement grave, car le sang peut s’accumuler sans être visible à l’extérieur, ce qui retarde souvent le diagnostic. Si tu es dans cette situation, le plus important est de reconnaître les signes d’alerte et d’appeler rapidement les secours.

Sommaire

Dans la pratique, la gravité dépend surtout de la vitesse du saignement, de sa localisation et de l’état général de la personne. Un saignement digestif, un traumatisme, une grossesse compliquée, un traitement anticoagulant ou une fracture peuvent tous être en cause. Plus le repérage est rapide, plus les chances d’éviter un choc hémorragique augmentent.

L’essentiel a retenir : L’hémorragie interne peut être silencieuse au début, mais elle peut devenir vitale en quelques minutes.

  • Elle saigne à l’intérieur du corps, sans plaie visible.
  • Les signes d’alerte sont la pâleur, la faiblesse, les vertiges et le malaise.
  • Un vomissement de sang, des selles noires ou du sang dans les urines doivent alerter.
  • Un traumatisme, une grossesse, un anticoagulant ou un ulcère peuvent être en cause.
  • Le seul bon réflexe est d’appeler les secours rapidement.
  • Ne donne ni nourriture ni boisson si tu suspectes un saignement interne.
  • La gravité dépend de la quantité de sang perdue et de la vitesse du saignement.

Qu’est-ce qu’une hémorragie interne ?

Une hémorragie interne est une perte de sang qui se produit à l’intérieur du corps. Concrètement, le sang s’échappe d’un vaisseau et s’accumule dans un organe, un tissu ou une cavité, par exemple dans l’abdomen, le thorax, le crâne, les muscles ou l’appareil digestif.

Ce qui la rend dangereuse, c’est qu’elle peut passer inaperçue au début. Dans certains cas, il n’y a ni plaie visible ni saignement extérieur, alors que la personne perd du sang de façon importante. C’est pour cela qu’on parle souvent d’urgence médicale.

Quelle différence avec une hémorragie externe ou extériorisée ?

  • L’hémorragie externe est visible à l’extérieur du corps, à travers une plaie.
  • L’hémorragie extériorisée sort par un orifice naturel, comme le nez, la bouche, le vagin ou l’anus.
  • L’hémorragie interne, elle, reste cachée dans l’organisme.

Ce que cela change pour toi, c’est que l’absence de sang visible ne veut pas dire qu’il n’y a pas de danger. Au contraire, certaines hémorragies internes sont découvertes tardivement parce que les signes sont peu spécifiques au départ.

Classification de l’hémorragie

Dans la pratique, on classe souvent l’hémorragie selon son importance clinique. Cette classification aide à comprendre le niveau de gravité, mais elle ne remplace jamais l’évaluation médicale, car deux personnes peuvent réagir différemment pour une même perte de sang.

HémorragieCaractéristiques
Grave
  • 1500 ml en quelques heures
  • Hct < 20 %
  • Hb < 6 g/dl
  • Choc
Modérée
  • 1000 ml
  • Hct 20-30 %
  • Hb = 6-8 g/dl
  • FC > 100/min
  • Choc possible
Légère
  • < 1000 ml
  • Hct > 30 %
  • Hb > 8 g/dl
  • Aucun choc

Hct = hématocrite, Hb = hémoglobine, FC = fréquence cardiaque.

Concrètement, plus la perte sanguine est importante, plus le risque de malaise, de chute de tension et de choc augmente. Mais attention : une petite hémorragie située dans un endroit sensible, comme le cerveau, peut être très grave même si le volume perdu semble limité.

Comment se développe une hémorragie interne ?

Normalement, le corps sait arrêter un saignement grâce à l’hémostase. C’est un mécanisme de défense très fin qui repose sur plusieurs étapes. Si l’un de ces mécanismes fonctionne mal, le saignement peut durer plus longtemps ou reprendre.

Les 4 mécanismes de l’hémostase

  1. La vasoconstriction : le vaisseau se resserre pour limiter la perte de sang.
  2. Le clou plaquettaire : les plaquettes s’agrègent pour boucher la brèche.
  3. La coagulation : le fibrinogène devient fibrine et forme un caillot solide.
  4. La fibrinolyse : le caillot est ensuite retiré quand la réparation du vaisseau est terminée.

Si tu rencontres un trouble de l’hémostase, le saignement devient plus facile à déclencher, plus difficile à arrêter ou plus long à contrôler. C’est ce qui explique certaines hémorragies internes spontanées, notamment chez les personnes sous anticoagulants ou atteintes de troubles de la coagulation.

Pourquoi l’hémostase peut échouer ?

  • Le vaisseau sanguin est fragilisé ou altéré.
  • Les plaquettes sont trop peu nombreuses ou fonctionnent mal.
  • Les facteurs de coagulation sont déficients.

Altération des vaisseaux sanguins et de l’endothélium

Quand la paroi du vaisseau est malade ou fragile, le corps a plus de mal à provoquer une vasoconstriction efficace. En pratique, cela favorise les saignements prolongés ou répétés.

  • La télangiectasie hémorragique laisse certains vaisseaux anormalement dilatés.
  • Des toxines ou des complexes immuns peuvent gêner la contraction vasculaire.
  • Le scorbut, lié à une carence en vitamine C, fragilise les vaisseaux.
  • Un déficit d’endothéline favorise la vasodilatation.
  • L’hyper-élastose réduit la capacité de contraction de la paroi.
  • L’amylose rigidifie le vaisseau et nuit à son adaptation.
  • La maladie de von Willebrand perturbe l’adhésion plaquettaire à l’endothélium.
  • Une augmentation des prostacyclines, par exemple en cas d’insuffisance rénale, favorise aussi la vasodilatation.

Dans les faits, ces situations ne donnent pas toujours un saignement spectaculaire. Elles peuvent au contraire provoquer des pertes de sang discrètes mais répétées, avec fatigue, anémie et essoufflement progressif.

Altération des plaquettes

Les plaquettes jouent un rôle clé dans l’arrêt du saignement. Si elles sont trop peu nombreuses ou si elles n’adhèrent pas correctement, le caillot se forme mal. C’est souvent le cas dans les thrombopathies et certaines thrombopénies.

Exemples de troubles plaquettaires

  • Les maladies du collagène peuvent perturber l’adhésion des plaquettes.
  • Le défaut lié au facteur de von Willebrand réduit l’accrochage plaquettaire.
  • L’urémie et l’insuffisance hépatique perturbent l’agrégation plaquettaire.
  • La maladie de Waldenström et le myélome peuvent gêner la fonction plaquettaire.
  • Les syndromes myéloprolifératifs altèrent la production des plaquettes.
  • La maladie de von Willebrand acquise peut être liée à des anticorps ou à d’autres substances circulantes.

Les grandes causes de thrombopénie

  • Une faible production dans la moelle osseuse.
  • Une destruction excessive des plaquettes.
  • Une mauvaise répartition dans l’organisme, notamment en cas de splénomégalie.

Pourquoi la production peut baisser ?

  • Atteinte des cellules souches médullaires.
  • Toxines dans la moelle osseuse.
  • Chimiothérapie ou radiothérapie.
  • Néoplasie de la moelle osseuse.
  • Carence en vitamine B12 ou en acide folique.

Quand les plaquettes sont détruites trop vite

  • Le purpura peut être viral, auto-immun ou médicamenteux.
  • Certains médicaments, comme les sulfamidés, l’héparine ou l’aspirine, peuvent faire chuter les plaquettes.
  • La CID entraîne la formation de microcaillots qui consomment plaquettes et facteurs de coagulation.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une baisse des plaquettes ne se traduit pas seulement par un saignement. On peut aussi voir apparaître des bleus faciles, des pétéchies, des saignements de nez ou des règles anormalement abondantes.

Altérations des facteurs de coagulation

Les facteurs de coagulation sont indispensables pour stabiliser le caillot. S’ils sont absents, insuffisants ou bloqués, le saignement dure plus longtemps et les lésions se referment mal.

  • Hémophilie : déficit d’un ou plusieurs facteurs de coagulation.
  • Déficit en vitamine K : les facteurs de coagulation sont moins bien produits.
  • Insuffisance hépatique : le foie fabrique moins de facteurs de coagulation.
  • Anticorps inhibiteurs : ils neutralisent certains facteurs de coagulation.

En pratique, si tu prends un traitement anticoagulant ou si tu as une maladie du foie, un saignement interne peut survenir plus facilement et être plus difficile à contrôler. C’est une information importante à signaler au médecin, surtout après un choc, une chute ou une intervention.

Causes d’une hémorragie interne

Les causes sont nombreuses, mais certaines reviennent très souvent sur le terrain. Chez l’enfant comme chez l’adulte, le traumatisme est une cause majeure, mais il ne faut pas oublier les causes médicales, digestives et gynécologiques.

Traumatisme contondant

Une chute, un accident de voiture ou un choc direct peuvent léser des organes internes sans laisser de plaie externe évidente. C’est typiquement le cas quand l’abdomen, le thorax ou le dos sont touchés.

Dans certains cas, la compression des organes internes abîme les capillaires et déclenche un saignement. Un choc sur le côté ou sur le dos peut aussi provoquer une hémorragie rétropéritonéale. Si l’œil est touché, un saignement peut se produire dans l’orbite.

Traumatisme par décélération

Lors d’un freinage brutal ou d’un choc violent, les organes bougent à l’intérieur du corps. Ce mouvement peut étirer ou déchirer des vaisseaux, même si la peau semble intacte. C’est une situation qu’on observe souvent dans les accidents de la route.

Fractures

Une fracture peut saigner beaucoup, car l’os est richement vascularisé. Concrètement, un hématome important peut se former autour de la fracture, et le saignement peut être plus important qu’on ne l’imagine au premier regard.

Grossesse

Un saignement pendant la grossesse n’est jamais à banaliser. Dans le premier trimestre, il peut évoquer une fausse couche ou une grossesse extra-utérine. Dans tous les cas, si tu es enceinte et que tu saignes, il faut consulter sans attendre.

Saignement spontané

Une hémorragie interne peut survenir sans traumatisme apparent, notamment chez les personnes qui prennent des anticoagulants ou qui souffrent de certaines maladies comme la leucémie. Dans ces cas-là, le saignement peut commencer de manière discrète puis s’aggraver.

Effets secondaires des médicaments et de l’alcool

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, l’aspirine, l’ibuprofène ou l’alcool peuvent favoriser un saignement interne, surtout s’il existe déjà une fragilité digestive ou un traitement associé. C’est un point souvent sous-estimé dans la vie courante.

Suite à l’accouchement

Une hémorragie peut survenir après un accouchement, notamment après une césarienne ou en cas d’antécédent de césarienne. Le risque augmente si l’utérus se contracte mal ou si le placenta ne se détache pas correctement.

Causes d’hémorragie à l’estomac et à l’intestin

Les saignements digestifs sont parmi les causes les plus fréquentes d’hémorragie interne visible indirectement. En pratique, ils se traduisent souvent par du sang dans les vomissements, des selles noires ou du sang rouge dans les selles.

1. Causes mécaniques

Un choc, une mauvaise utilisation de l’endoscope lors d’un lavage gastrique, une ingestion d’aliments très durs ou des substances corrosives comme les acides et les bases peuvent léser la muqueuse digestive.

2. Causes chirurgicales

Une laparotomie ou une laparoscopie peut parfois provoquer un saignement, notamment si l’omentum ou un vaisseau est lésé. Ce risque existe surtout dans les suites opératoires précoces.

3. Causes liées à des maladies digestives

  • Œsophagite et reflux gastro-œsophagien : l’inflammation peut saigner.
  • Varices œsophagiennes : elles peuvent se rompre et saigner abondamment, souvent sur cirrhose.
  • Syndrome de Mallory-Weiss : une déchirure de la muqueuse après vomissements prolongés, toux ou effort important.
  • Gastrite : favorisée par l’alcool, les AINS, l’aspirine ou le stress.
  • Ulcère peptique ou duodénal : il peut toucher un vaisseau et provoquer une hémorragie.
  • Cancer de l’estomac : parfois révélé par un saignement digestif.

Causes de saignement de la partie inférieure de l’appareil digestif

  1. Hémorroïdes : cause fréquente de sang rouge vif sur les selles ou le papier toilette.
  2. Fissures anales : très douloureuses, elles peuvent saigner.
  3. Polypes du côlon : souvent bénins, mais parfois saignants.
  4. Cancer colorectal.
  5. Infections intestinales : diarrhée avec traces de sang.
  6. Rectocolite hémorragique : inflammation avec ulcérations et saignement.
  7. Maladie de Crohn : peut parfois saigner au niveau digestif.
  8. Diverticulite du sigmoïde.
  9. Anomalies vasculaires liées à l’âge.
  10. Angiodysplasies : fréquentes chez les personnes âgées, surtout dans le côlon ascendant.

Si tu vois du sang dans les selles, la couleur donne un premier indice : rouge vif plutôt bas, noir et goudronneux plutôt haut dans le tube digestif. Mais attention, ce n’est qu’un repère. Seul un examen médical permet de localiser le saignement avec fiabilité.

Symptômes d’une hémorragie interne dans l’appareil digestif

Les symptômes varient selon l’endroit où saigne le tube digestif et selon la vitesse de la perte de sang. Une hémorragie lente peut d’abord provoquer seulement de la fatigue, alors qu’un saignement massif peut entraîner un malaise rapide.

Signes évocateurs d’un saignement digestif haut

  1. Vomissements avec du sang rouge vif.
  2. Vomissements en aspect de marc de café.
  3. Selles noires.
  4. Selles contenant du sang noir.

Signes évocateurs d’un saignement digestif bas

On peut retrouver du sang rouge ou foncé dans les selles. Plus le sang est rouge vif, plus le saignement est souvent proche de l’anus ou du rectum, même si ce n’est pas une règle absolue.

Signes d’hémorragie aiguë

  1. Faiblesse : les tissus reçoivent moins d’oxygène.
  2. Vertiges ou évanouissement : la tension chute, avec risque de choc hypovolémique.
  3. Essoufflement : surtout si le thorax est touché ou si l’anémie est importante.
  4. Maux de ventre et crampes : fréquents dans les saignements digestifs.
  5. Diarrhée.
  6. Pâleur.

Après combien de temps les symptômes apparaissent-ils ?

Après une hémorragie soudaine, les signes peuvent apparaître en quelques minutes. Quand le saignement est lent et prolongé, les symptômes s’installent progressivement : fatigue, apathie, essoufflement puis anémie. C’est souvent comme ça que certaines hémorragies internes passent sous le radar au début.

Attention aussi aux faux signes : le fer, l’acide salicylique contenu dans l’aspirine et certains aliments comme les betteraves peuvent colorer les selles en noir ou en rouge. Si tu hésites, il faut interpréter le symptôme avec le contexte global, pas uniquement avec la couleur.

Comment reconnaître une hémorragie dans l’appareil digestif ?

Si le sang provient du rectum ou du côlon inférieur, il est souvent rouge vif. S’il vient plus haut, il peut être plus foncé. Dans l’œsophage, l’estomac ou le duodénum, les selles peuvent devenir noires, goudronneuses et malodorantes. Les vomissements, eux, peuvent être rouges ou ressembler à du marc de café.

Hémorragie utérine

Une hémorragie utérine correspond à un saignement provenant des vaisseaux à l’intérieur de l’utérus. Ce n’est pas un simple saignement de règles si le contexte est inhabituel. En pratique, un saignement anormal de l’utérus doit être considéré comme une urgence médicale jusqu’à preuve du contraire.

Les causes possibles incluent une grossesse, une tumeur, un traumatisme, une anovulation ou certaines maladies infectieuses ou chroniques. La durée varie souvent de deux à sept jours, mais ce n’est pas un critère de sécurité à lui seul.

Hémorragies liées à la grossesse

  1. Hémorragie post-partum.
  2. Saignement après une fausse couche.
  3. Grossesse ectopique.

L’hémorragie post-partum est définie ici comme une perte d’au moins 500 ml de sang. Les causes principales sont l’atonie utérine, une déchirure cervicale ou vaginale, un placenta accreta et un placenta non expulsé. Ce sont des situations qui nécessitent une prise en charge rapide.

Autres causes de saignement gynécologique

Une grossesse ectopique ou une fausse couche peut provoquer des saignements, des douleurs du bas-ventre et de fortes crampes. Si tu es enceinte, même un saignement modéré doit être évalué sans délai.

Hémorragie urinaire

La présence de sang dans les urines peut signaler une hémorragie interne de l’appareil urinaire, des reins à la vessie. Le plus souvent, cela impose de rechercher une inflammation, un traumatisme, une tumeur ou un effet secondaire de traitement.

  • L’inflammation de la vessie peut s’accompagner de sang dans les urines.
  • Une radiothérapie peut fragiliser la muqueuse vésicale.
  • Une fracture du bassin peut aussi provoquer une hémorragie urinaire.

Chez les hommes opérés de la prostate, et plus largement chez les personnes ayant des antécédents urologiques, il faut être particulièrement attentif au contexte. Dans la pratique, l’âge, les traitements et les antécédents orientent beaucoup le diagnostic.

Qu’est-ce qu’une hémorragie cérébrale ?

Une hémorragie cérébrale est un saignement à l’intérieur ou autour du cerveau. C’est une urgence neurologique, car le sang peut comprimer le tissu cérébral et provoquer des déficits rapides.

Les symptômes ressemblent souvent à ceux d’un AVC :

  • Affaiblissement d’un côté du corps.
  • Difficultés à parler.
  • Engourdissement ou perte de sensibilité.
  • Difficultés à réaliser les gestes habituels.
  • Difficultés à marcher.

Environ 10 % des AVC sont liés à une hémorragie cérébrale. Si tu observes un déficit brutal, même transitoire, il faut appeler les secours immédiatement.

Hémorragie musculaire

Une hémorragie musculaire survient souvent après un choc ou une fracture. Le sang s’accumule dans les muscles et forme un hématome profond, parfois très douloureux.

Dans de rares cas, elle peut entraîner un syndrome de loge. C’est une complication sérieuse : la pression monte dans la loge musculaire, la circulation se fait mal et les tissus risquent d’être mal oxygénés.

Signes du syndrome de loge

  • Douleurs intenses et lancinantes.
  • Difficulté à bouger les articulations.
  • Perte de sensibilité.

On le voit surtout au niveau des jambes, des bras ou de l’avant-bras. Il peut aussi apparaître dans une articulation sous forme d’hémarthrose, avec douleur et perte d’amplitude. Le risque est plus élevé chez les personnes sous anticoagulants.

Que faire ? Premiers secours en cas d’hémorragie interne

Si tu suspectes une hémorragie interne, il faut agir vite et simplement. Le bon réflexe, c’est de limiter les mouvements, de surveiller l’état de conscience et d’appeler une ambulance sans attendre.

  • Allonge la personne doucement.
  • Appelle les secours immédiatement.
  • Ne lui donne ni à manger ni à boire.
  • Surveille la respiration, la conscience et la pâleur.
  • Si la personne vomit, mets-la sur le côté si cela est nécessaire pour éviter l’inhalation.

En cas de saignement de l’oreille, il faut allonger la personne sur le côté qui saigne. En cas de saignement du nez, il faut incliner la tête vers l’avant. Mais si tu suspectes un traumatisme sévère, il faut surtout éviter les manipulations inutiles.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Attendre que “ça passe”.
  • Faire marcher la personne alors qu’elle est faible ou étourdie.
  • Donner de l’alcool, de l’aspirine ou un anti-inflammatoire.
  • Confondre un saignement digestif avec un simple trouble alimentaire.
  • Minimiser un saignement chez une personne sous anticoagulants.

Quelle est la durée de l’hémorragie ? Pronostic

Il est impossible de prévoir la durée exacte d’une hémorragie interne sans connaître la cause, la taille du vaisseau touché, la localisation et l’état général du patient. Dans certains cas, le saignement s’arrête rapidement ; dans d’autres, il continue et nécessite une intervention.

Quand le saignement cesse, l’hématome peut se résorber en deux à trois semaines. Mais si la perte de sang est importante, une chirurgie, une endoscopie, une transfusion ou un autre traitement spécialisé peut être nécessaire. Ce que cela implique pour toi, c’est qu’un saignement interne ne doit jamais être surveillé “à domicile” sans avis médical si les signes sont marqués.

FAQ

Qu’est-ce qu’une hémorragie interne ?

Une hémorragie interne est un saignement qui reste à l’intérieur du corps, dans un organe, un tissu ou une cavité. Elle peut être invisible au début et devenir grave rapidement. C’est pour cela qu’elle nécessite une vigilance médicale immédiate.

Comment reconnaître une hémorragie interne ?

Tu peux la reconnaître grâce à des signes comme la pâleur, la faiblesse, les vertiges, les vomissements de sang, les selles noires ou du sang dans les urines. Parfois, les symptômes sont discrets au début. Si tu as un doute, il faut consulter en urgence.

Quels sont les symptômes d’une hémorragie interne ?

Les symptômes les plus fréquents sont la fatigue, les vertiges, l’essoufflement, la pâleur, les douleurs abdominales et parfois un malaise. Selon la localisation, il peut aussi y avoir du sang dans les vomissements, les selles ou les urines. Une aggravation rapide doit faire appeler les secours.

Quelles sont les causes d’une hémorragie interne ?

Les causes principales sont les traumatismes, les fractures, les troubles de la coagulation, certains médicaments, les saignements digestifs et certaines complications de grossesse. Une hémorragie peut aussi survenir sans choc apparent chez une personne sous anticoagulants. Le contexte clinique aide beaucoup à orienter la cause.

Que faire en cas d’hémorragie interne ?

Il faut allonger la personne, appeler les secours et éviter de lui donner à boire ou à manger. Il faut aussi surveiller sa conscience, sa respiration et son état général. Si la personne vomit ou perd connaissance, il faut adapter la position en attendant l’aide médicale.

Quels sont les signes d’une hémorragie digestive ?

Les signes d’une hémorragie digestive sont les vomissements de sang, les vomissements en marc de café, les selles noires ou la présence de sang rouge dans les selles. La couleur du sang donne un indice sur la localisation du saignement. Mais seul un examen médical permet de confirmer l’origine exacte.

Une hémorragie interne peut-elle être mortelle ?

Oui, une hémorragie interne peut être mortelle si elle est abondante ou non traitée. Le risque principal est le choc hémorragique, avec chute de tension et manque d’oxygène pour les organes. Plus la prise en charge est rapide, plus le pronostic s’améliore.

Combien de temps dure une hémorragie interne ?

La durée dépend de la cause, de la localisation et de la gravité du saignement. Certains saignements s’arrêtent vite, d’autres persistent jusqu’à traitement. L’hématome, lui, peut mettre deux à trois semaines à se résorber après l’arrêt du saignement.


Thomas LefèvreThomas Lefèvre est un rédacteur professionnel passionné par la psychomotricité, la santé, le CBD et le fitness. Grâce à son expérience dans le domaine de la rééducation et du bien-être, il crée des articles informatifs et pratiques qui aident ses lecteurs à mieux comprendre leur corps et leur esprit. Spécialiste de la psychomotricité, Thomas partage des conseils sur l'amélioration de la coordination, de l'équilibre et de la posture.



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