Si tu es concerné par un pneumothorax, l’enjeu est simple : faire sortir l’air de la cavité pleurale, permettre au poumon de se réexpandre et éviter une récidive. Dans la pratique, le traitement dépend surtout de la gravité, de la cause, de la présence d’une fuite d’air persistante et du fait qu’il s’agisse d’un premier épisode ou d’une rechute.
Concrètement, on commence souvent par un drainage pleural, puis on envisage une chirurgie si le poumon ne se regonfle pas correctement, si le pneumothorax revient, ou s’il existe une maladie pulmonaire sous-jacente. Chez certains patients, une pleurodèse ou une résection apicale peut réduire nettement le risque de récidive.
L’essentiel a retenir : le traitement du pneumothorax vise à évacuer l’air, replaquer le poumon et prévenir les rechutes.
- Le drainage pleural est souvent le premier traitement.
- Une chirurgie est envisagée si le pneumothorax récidive ou persiste.
- La voie latérale est en général mieux tolérée que la voie antérieure.
- Le suivi repose sur l’absence de fuite d’air et la réexpansion du poumon.
- La pleurodèse et l’abrasion pleurale réduisent le risque de récidive.
- Le tabac et le cannabis augmentent le risque de rechute.
- Chez le nourrisson, la prise en charge doit être rapide et adaptée.
Drainage du pneumothorax
Le drainage pleural est, dans la majorité des cas, le geste qui permet de traiter le pneumothorax en urgence. L’objectif est d’évacuer l’air qui s’est accumulé entre la plèvre et le poumon pour que celui-ci puisse se réexpandre progressivement. Si tu es dans cette situation, ce que cela change pour toi est très concret : moins de gêne respiratoire, moins de risque d’aggravation et une surveillance plus fiable de l’évolution.
Le drainage se fait sous anesthésie locale, en passant à travers un espace intercostal. En pratique, le médecin choisit la zone d’accès en fonction de l’anatomie, de la douleur attendue et du risque de lésions des structures voisines. Le but est toujours le même : entrer dans la cavité pleurale sans léser inutilement les tissus.
Les instruments utilisés
Dans un drainage à mandrin, plusieurs instruments peuvent être préparés au bloc, selon la technique et le contexte clinique. Les plus classiques sont les pinces, le bistouri et les ciseaux. Des seringues d’atropine peuvent aussi être prévues si un réflexe vagal provoque une bradycardie pendant le geste. Sur le terrain, cette anticipation compte beaucoup : elle permet de réagir vite si le patient fait un malaise vagal.
- Des seringues d’atropine à utiliser en cas de bradycardie provoquée par l’activation du réflexe vagal pendant l’intervention chirurgicale,
- Des ciseaux,
- Un bistouri,
- Des pinces.
Application du drain pleural
L’application du drain pleural est réalisée avec une technique stérile rigoureuse. On prépare la table d’opération avec des draps stériles, on repère le point d’entrée, puis on injecte l’anesthésique jusqu’à la plèvre. Quand de l’air arrive dans la seringue pendant l’aspiration, cela indique qu’on a atteint la cavité pleurale. C’est un repère pratique très utile pour éviter d’aller trop loin.
Il faut aussi injecter suffisamment d’anesthésique au niveau de la plèvre. Pourquoi ? Parce que la plèvre est très sensible et qu’un geste douloureux peut déclencher un réflexe vagal avec bradycardie. Dans la pratique, une anesthésie locale insuffisante est l’une des erreurs qui rendent le drainage beaucoup plus mal toléré.
Après l’incision cutanée, le drain est introduit en traversant les plans musculaires puis l’espace intercostal. Quand il arrive au niveau de la plèvre, le mandrin est retiré et le drain est avancé jusqu’à la bonne position. On termine ensuite par la suture.
Le drainage peut aussi être réalisé pendant la grossesse si la situation clinique le justifie. Ce point est important, car il ne faut pas considérer la grossesse comme une contre-indication automatique : la décision dépend de l’équilibre entre le risque respiratoire et la sécurité materno-fœtale.
Les voies d’abord possibles
Le choix de la voie d’abord influence beaucoup la douleur et la tolérance du geste. Dans la pratique, la voie latérale est souvent mieux supportée que la voie antérieure, car elle évite de traverser directement des muscles très sollicités par les mouvements du bras.
1) Antérieure – le chirurgien effectue une incision au niveau de la ligne médio-claviculaire, au deuxième espace intercostal. Cette zone limite le risque de perforation de l’artère thoracique interne. En revanche, l’incision traverse le muscle grand pectoral, ce qui explique une douleur souvent plus marquée après le geste.
2) Latérale – l’accès se fait le long de la ligne axillaire moyenne, au niveau du IIIe ou IVe espace intercostal. On sépare les fibres du muscle dentelé antérieur et on traverse ensuite les muscles intercostaux. Concrètement, cette voie est souvent mieux tolérée car elle respecte davantage les plans musculaires superficiels.
3) Postérieure – elle se situe au niveau de l’angle de l’omoplate. C’est la voie la moins bien tolérée et elle reste réservée aux rares situations où elle est indispensable.
En pratique, on privilégie autant que possible la voie la plus simple et la moins douloureuse pour le patient, car une meilleure tolérance facilite la récupération et la surveillance.
Technique de drainage
La technique de drainage suit une séquence précise. Le respect de chaque étape compte, car une erreur de repérage ou d’asepsie peut compliquer la prise en charge. Si tu veux comprendre ce que cela implique concrètement, il faut voir le drainage comme un geste à la fois mécanique et de surveillance.
- Suture en bourseLa table d’opération est préparée avec des draps stériles,
- On détermine le point où il faut appliquer le drain,
- L’anesthésique est injecté jusqu’à la plèvre,
- Lorsque l’air entre dans la seringue durant l’aspiration, c’est le signe qu’on est entré dans la cavité pleurale
- Il faut injecter beaucoup d’anesthésique au niveau de la plèvre pour éviter de déclencher le réflexe vagal et courir le risque de provoquer une bradycardie,
- Il est alors possible d’effectuer l’incision à l’aide d’un bistouri puis d’effectue une suture en bourse (suture où les points sont placés de manière circulaire, comme dans une bourse). On entre d’un côté de l’incision et on ressort de l’autre côté, puis on referme par un nœud coulant,
- Le drain est inséré dans cette région circulaire.
Après l’incision, les fibres du muscle dentelé antérieur sont séparées jusqu’à atteindre la côte. Le drain est ensuite passé à travers le muscle intercostal. Une fois la plèvre atteinte, le mandrin est retiré et le drain est poussé jusqu’à sa position correcte. Puis on suture.
Dans la pratique, la réussite du drainage ne se juge pas seulement au geste technique, mais aussi à la disparition progressive de la fuite d’air et à la réexpansion du poumon. C’est ce suivi qui permet de savoir si l’état s’améliore réellement.
Systèmes de drainage à chambre de scellé sous eau pour le pneumothorax
Le drainage est relié à une chambre de scellé sous eau, un système unidirectionnel et irréversible. Son rôle est simple : laisser sortir l’air de la cavité pleurale sans permettre son retour. Cela crée les conditions nécessaires pour rétablir une pression négative dans le thorax et aider le poumon à reprendre sa place.
Concrètement, le médecin surveille plusieurs signes pour vérifier la réexpansion pulmonaire :
- Dans la chambre pleine d’eau où arrive le drainage, il n’y a plus de bulles, même si le patient tousse. Toutefois, dans certains cas cela ne suffit pas.
- À travers une évaluation de la hauteur de la colonne de Jeanneret (ou soupape de Jeanneret), c’est-à-dire la remontée de l’eau dans la partie externe du tube. La hauteur de la colonne de Jeanneret augmente lorsque la pression diminue dans la cavité pleurale.Le ménisque glisse car la pression dans la plèvre change pendant la respiration. Le médecin évalue le mouvement de cette colonne pour comprendre si le pneumothorax est guéri.
- Toutefois, on voit parfois des bulles et la hauteur de la colonne de Jeanneret n’est pas visible, mais le médecin arrive à comprendre si le poumon fonctionne à travers l’auscultation de la partie du thorax touché.
Ce suivi est essentiel : un drainage bien posé mais mal surveillé peut faire croire à tort que tout va bien. Dans les faits, l’absence de bulles, la stabilité clinique et les contrôles d’imagerie sont les repères les plus utiles.
Durée et enlèvement du drainage de la plèvre
Dans environ 80 % des cas, le pneumothorax guérit grâce au drainage. C’est une donnée importante, car elle montre que la chirurgie n’est pas systématique. Elle devient surtout nécessaire quand le drainage ne suffit pas ou quand le risque de récidive est trop élevé.
Le drain peut être retiré lorsque deux conditions sont réunies : il n’existe plus de fuite d’air et le tissu pulmonaire est bien appliqué contre la paroi thoracique. En pratique, on ne retire pas un drain trop tôt, car cela expose à une rechute immédiate.
La procédure de retrait « en sécurité » suit généralement cette logique :
- Effectuer une radiographie lorsque l’air ne sort plus,
- Clamper le drain (c’est-à-dire pincer le drainage pour éviter la sortie d’air de la plèvre),
- Répéter la radiographie après que la fermeture du tube pendant au moins 12 heures,
- Enlever le drain (si la poumon touche la paroi et qu’il n’y a pas de fuite d’air après la réouverture du tube).
Quelques heures après la fermeture du drainage, une nouvelle radiographie est effectuée. Si le contrôle est rassurant, cela signifie en général que la réexpansion est acquise. Si tu es dans ce cas, ce que cela change pour toi est surtout la sécurité : on vérifie avant de retirer le matériel, pour limiter le risque de récidive immédiate.
Intervention chirurgicale pour le pneumothorax
Quand le pneumothorax récidive, persiste malgré le drainage ou s’associe à des lésions pulmonaires, une intervention chirurgicale peut être proposée. L’objectif est de réduire durablement le risque de nouvel affaissement pulmonaire. Concrètement, la chirurgie n’est pas là pour remplacer le drainage dans tous les cas, mais pour traiter la cause anatomique ou mécanique de la récidive.
Le médecin peut conseiller une pleurodèse par laparoscopie, c’est-à-dire le collage artificiel des deux couches de la plèvre pour éviter un collapsus pulmonaire dans le futur. Cette opération peut être chimique ou mécanique.
- Chimique,
- Mécanique (abrasion de la plèvre).
Quand la chirurgie est-elle indiquée ?
Les indications sont assez précises. Dans la pratique, on ne propose pas une chirurgie seulement parce qu’un pneumothorax a existé : on la réserve aux patients chez qui le risque de récidive ou d’échec du drainage est significatif.
- Après l’application du drainage, 20% des patients ont une rechute. En cas de formation d’adhérences cicatricielles entre les deux feuillets de la plèvre, toute rupture de blebs (bulles d’air) peut provoquer une récidive de pneumothorax.
- Les pneumothorax qui résistent au drainage pendant 5 jours.
- Le pneumothorax bilatéral ou le pneumothorax bilatéral synchrone : très rare. Au premier cas de pneumothorax bilatéral, l’opération du poumon droit est déjà effectuée car il est le plus grand et représente 60% de la surface respiratoire. En cas de rechute, une intervention est également effectuée à gauche.
- Dans certains cas, le pneumologue propose une intervention chirurgicale de prévention s’il observe au scanner que le patient a beaucoup de blebs bilatérales.
Dans les faits, la décision dépend aussi de l’état général du patient, de la tolérance à l’intervention et de la présence d’une maladie pulmonaire sous-jacente. Si tu hésites encore, le plus utile est de comprendre que la chirurgie est surtout un traitement de prévention des rechutes, pas un geste systématique pour tout pneumothorax.
1. Opération chirurgicale par abrasion pleurale
L’abrasion pleurale se fait sous anesthésie générale, le patient étant installé sur le côté. Le chirurgien intervient par thoracoscopie vidéo-assistée, avec des accès similaires à ceux du drainage pour introduire la caméra et les instruments. Dans la pratique, deux orifices peuvent parfois suffire : un pour la caméra, un pour les pinces et le bistouri.
Les deux temps de l’intervention sont les suivants :
- Le traitement des bulles sous-pleurales
Les bulles sont des formations blanchâtres remplies d’air où la plèvre est plus épaisse. Le chirurgien effectue l’incisione et suture ensuite cette structure.L’ablation des blebs est effectuée à l’aide d’une pince de suture mécanique (agrafe chirurgicale). Si on ne trouve pas de bulles, on coupe la région dystrophique (dégénérée). - Puis le chirurgien effectue l’abrasion pleurale, c’est-à-dire qu’il frotte la plèvre pariétale. La conséquence est la perte de brillant, car la paroi devient rugueuse. Cela favorise l’adhérence avec la plèvre viscérale. Les deux feuillets de la plèvre se soudent et le poumon ne peut plus s’affaisser car il ne peut pas libérer l’air dans la cavité pleurale. Toutefois, dans moins de 3% des cas, les patients peuvent avoir une récidive, surtout en cas de pneumothorax bien localisé dans une petite zone.Cette abrasion peut être effectuée dans toutes parois thoraciques sauf celle du diaphragme pour éviter de l’endommager.
Après ce type d’intervention, une récidive reste possible, mais elle est nettement moins fréquente. Les complications possibles sont une hémorragie, une infection et une douleur thoracique. En pratique, les équipes anticipent surtout la douleur post-opératoire, car elle conditionne la respiration profonde, la toux efficace et donc la récupération.
Temps de guérison :
- Durée des drainages : 1 à 2 jours,
- Durée d’hospitalisation après l’opération : 2 à 3 jours.
2. Pleurodèse chimique grâce au talc
Le talc peut être utilisé pendant la seconde partie de l’intervention pour provoquer une adhésion entre les deux feuillets de la plèvre. Le mécanisme repose sur une réaction inflammatoire granulomateuse qui colle durablement la plèvre pariétale et la plèvre viscérale.
Le procédé est similaire à l’abrasion, sauf qu’on utilise une substance chimique au lieu de frotter mécaniquement la plèvre. Dans la pratique, cette option est discutée avec prudence chez les patients jeunes, car elle laisse un produit dans la cavité pleurale pendant de très nombreuses années. Certains experts soulignent aussi un débat sur un éventuel risque cancéreux, même si les preuves scientifiques restent discutées.
Ce qu’il faut retenir, c’est que le choix entre abrasion et pleurodèse chimique dépend du profil du patient, de l’expérience de l’équipe et du rapport bénéfice-risque. Si tu es dans cette situation, il est légitime de demander pourquoi une technique est privilégiée plutôt qu’une autre.
3. Le pneumothorax secondaire à une maladie
Quand le pneumothorax survient sur une maladie pulmonaire comme la BPCO, l’emphysème ou une dystrophie bulleuse, la prise en charge est plus délicate. On observe souvent une fuite d’air persistante ou une réexpansion incomplète du poumon. Dans ces cas, la chirurgie est envisagée seulement si le patient peut la tolérer et s’il n’est pas en phase terminale.
Les temps de récupération sont généralement plus longs que pour un pneumothorax spontané. C’est logique : le poumon est déjà fragilisé par la maladie initiale, et la marge de manœuvre est donc plus réduite.
Intervention de résection apicale pulmonaire et pleurectomie apicale
Quand le risque de récidive est élevé, une résection apicale pulmonaire associée à une pleurectomie apicale peut être proposée. Le drainage reste le premier geste, mais cette chirurgie devient pertinente dans plusieurs situations : récidive du pneumothorax, atteinte de l’autre poumon, pneumothorax bilatéral, emphysème bulleux ou absence de réexpansion correcte après le premier épisode.
- Récidive de pneumothorax,
- Récidive à l’autre poumon,
- Pneumothorax bilatéral,
- Emphysème bulleux,
- Manque de réexpansion du poumon après le pneumothorax.
On réalise généralement trois petites incisions par thoracoscopie. Cette approche mini-invasive limite l’agression pariétale tout en permettant un geste précis. Concrètement, cela facilite souvent la récupération par rapport à une chirurgie plus ouverte.
Procédé
- Il faut repérer la région où on doit effectuer l’ablation. Des cicatrices ou des bulles sous la plèvre y sont visibles.
- Le chirurgien insère la pince de suture mécanique au niveau de la région de plèvre impliquée,
- Le chirurgien utilise la pince de suture pour couper le sommet du poumon (apex),
- Il retire le tissu pulmonaire.
Le deuxième temps prévoit une pleurectomie apicale :
- On saisit la plèvre et on procède en séparant le fascia thoracique,
- Puis on retire complètement la plèvre.
Cette intervention supprime la zone à risque et réduit fortement les chances de récidive. En pratique, elle est surtout utile chez les patients qui ont déjà montré qu’un simple drainage ne suffisait pas à stabiliser durablement la situation.
Convalescence après l’opération de pleurectomie apicale et temps de récupération
Après une pleurectomie apicale, la récupération demande du temps et un vrai respect des consignes. Si tu es dans cette phase, l’objectif n’est pas seulement de « tenir » quelques jours, mais de laisser le thorax cicatriser correctement tout en reprenant progressivement l’activité.
- Il faut environ 2 à 3 semaines pour reprendre les activités de la vie quotidienne et il est préférable d’attendre 3 mois pour reprendre une activité sportive.
- La douleur et le gonflement après l’opération au niveau de la blessure diminuent progressivement et disparaissent généralement en 2 à 3 mois.
- Il est possible de perdre la sensibilité dans la zone opérée ou de ressentir des fourmillements pendant quelques mois car certains nerfs ont été étirés pendant l’intervention.
- Une fièvre légère (environ 37,2°) est normale le soir pendant quelques semaines, il s’agit d’une réaction de l’organisme pour favoriser la récupération.
- La kinésithérapie respiratoire et la récupération graduelle de l’activité physique sont fondamentales pour accélérer la reprise des activités quotidiennes.
Dans la pratique, il vaut mieux reprendre trop lentement que trop vite. Une reprise sportive prématurée expose à la douleur, à une mauvaise ventilation et parfois à une récupération plus longue que prévu. Mieux vaut donc suivre le rythme conseillé par l’équipe soignante.
Pneumothorax néonatal
Chez le nourrisson, le pneumothorax a des causes et des enjeux différents. Après la naissance, un pneumothorax spontané peut survenir en raison des pressions élevées générées lors des premières respirations. Chez certains bébés, la rupture alvéolaire ou des lésions pulmonaires peuvent aussi être en cause.
Les causes fréquentes incluent le syndrome d’aspiration méconiale et le syndrome de détresse respiratoire. Le risque est plus élevé chez les nouveau-nés prématurés ou atteints d’une maladie pulmonaire, car leur système respiratoire est encore fragile et immature.
- Le syndrome d’aspiration méconiale,
- Le syndrome de détresse respiratoire (SDR).
Le système respiratoire des prématurés étant moins développé, la ventilation peut parfois devenir nécessaire. Mais il faut rester vigilant : une pression trop élevée peut elle-même provoquer une rupture des alvéoles. En pratique, cela signifie que le réglage des appareils de ventilation doit être très surveillé.
Traitement du pneumothorax chez les bébés
Dans les cas spontanés, le poumon peut parfois se rétablir sans traitement. En revanche, si l’air comprimé dans la cavité pleurale gêne la respiration, il faut évacuer rapidement l’excès d’air à l’aide d’une aiguille ou d’un drainage. Sans prise en charge adaptée, le risque vital existe, car le bébé peut s’asphyxier.
Ce qu’il faut retenir, c’est que chez le nouveau-né, la rapidité de la décision compte énormément. Dans la majorité des cas, l’équipe adapte le traitement à la sévérité, à la respiration du bébé et à la cause identifiée.
Pronostic du pneumothorax
Le pronostic est souvent bon quand l’air peut être évacué rapidement et que le poumon se réexpand correctement. En revanche, la probabilité d’un nouvel épisode peut atteindre 50 % selon les profils, surtout quand il existe des facteurs favorisants ou des antécédents pulmonaires.
Les personnes qui ont une maladie pulmonaire connue doivent donc être suivies de près et consulter rapidement en cas de douleur thoracique brutale ou de gêne respiratoire. Concrètement, plus la cause est identifiée tôt, plus on réduit le risque de complication.
La prévention du pneumothorax récidivant passe aussi par l’arrêt du tabac et du cannabis, car ces substances aggravent la fragilité pulmonaire. Si tu veux vraiment limiter les rechutes, c’est l’un des leviers les plus importants à mettre en place.
Erreurs fréquentes à éviter
Dans la pratique, certaines erreurs reviennent souvent et compliquent la prise en charge. Les connaître t’aide à mieux comprendre pourquoi le suivi médical est structuré de façon aussi stricte.
- Attendre trop longtemps avant de consulter malgré une douleur thoracique brutale ou un essoufflement.
- Penser qu’un pneumothorax qui va mieux en quelques heures ne nécessite plus de contrôle.
- Reprendre le sport trop tôt après drainage ou chirurgie.
- Minimiser l’impact du tabac et du cannabis sur le risque de récidive.
- Retirer un drain sans vérifier correctement l’absence de fuite d’air.
Ces erreurs peuvent sembler banales, mais elles augmentent le risque de rechute ou de récupération incomplète. En pratique, le bon réflexe est de respecter le suivi, les examens de contrôle et les délais de reprise.
FAQ
Si le poumon ne guérit pas ou si une personne souffre de récidives de pneumothorax, une intervention chirurgicale peut aider à prévenir des complications ultérieures.
Oui, une chirurgie peut être proposée si le poumon ne se réexpand pas correctement ou si les récidives se répètent. Elle vise surtout à réduire le risque de nouvel affaissement pulmonaire. Dans la pratique, la décision dépend aussi de la cause du pneumothorax et de l’état général du patient.
Si le pneumothorax est causé par des lésions au poumon, il doit être soigné d’urgence.
Oui, un pneumothorax lié à une lésion pulmonaire doit être pris en charge rapidement. Le risque est que l’air continue à s’accumuler et gêne davantage la respiration. C’est pourquoi une évaluation médicale urgente est nécessaire.
Le drainage peut être également effectué pendant la grossesse.
Oui, le drainage peut être réalisé pendant la grossesse si la situation l’exige. Le pneumothorax n’est pas ignoré parce que la patiente est enceinte. En pratique, l’équipe adapte la prise en charge pour protéger la mère et le fœtus.
80% des cas de pneumothorax guérissent grâce au drainage.
Oui, le drainage suffit dans la majorité des cas. Il permet d’évacuer l’air et de laisser le poumon se réexpandre. Si la fuite d’air persiste ou si le pneumothorax récidive, une autre stratégie peut être nécessaire.
Dans certains cas, le pneumologue propose une intervention chirurgicale de prévention s’il observe au scanner que le patient a beaucoup de blebs bilatérales.
Oui, la présence de nombreuses blebs bilatérales peut faire discuter une chirurgie préventive. L’idée est de traiter les zones fragiles avant qu’elles ne se rompent à nouveau. Cela se décide au cas par cas selon le scanner et le contexte clinique.
Il faut environ 2 à 3 semaines pour reprendre les activités de la vie quotidienne et il est préférable d’attendre 3 mois pour reprendre une activité sportive.
Oui, c’est l’ordre de grandeur habituellement retenu après une pleurectomie apicale. Les activités courantes reprennent plus tôt que le sport. En pratique, il faut surtout respecter la douleur, la cicatrisation et les consignes de l’équipe médicale.
Dans les cas de pneumothorax spontanés, les poumons du bébé peuvent guérir spontanément, sans traitement.
Oui, certains pneumothorax néonatals spontanés se résolvent sans geste invasif. Tout dépend de la sévérité et de l’état respiratoire du bébé. Si la respiration est compromise, un drainage devient nécessaire.
La prévention du pneumothorax récidivant consiste à arrêter de fumer car les cigarettes ou le cannabis aggravent la condition du patient.
Oui, l’arrêt du tabac et du cannabis fait partie des mesures de prévention les plus importantes. Ces substances fragilisent le tissu pulmonaire et augmentent le risque de rechute. Dans la pratique, c’est une recommandation clé après un pneumothorax.


Thomas Lefèvre est un rédacteur professionnel passionné par la psychomotricité, la santé, le CBD et le fitness. Grâce à son expérience dans le domaine de la rééducation et du bien-être, il crée des articles informatifs et pratiques qui aident ses lecteurs à mieux comprendre leur corps et leur esprit. Spécialiste de la psychomotricité, Thomas partage des conseils sur l'amélioration de la coordination, de l'équilibre et de la posture.